La neutralité, les bons offices, la Genève internationale, l’éthique et le respect des règles du droit international, celui du droit humanitaire et la promotion des règles du droit de la guerre sont des moyens pour atteindre ces objectifs et préserver son peuple et son pays.
La Suisse est neutre et elle le restera comme le précise la grande majorité des formations politiques. Les citoyens et les citoyennes confédérés ont le devoir et le droit d’exprimer leur opinion, leur désaccord, leur effroi, leur révulsion si l’éthique l’impose. Collaborer ne veut pas dire faire partie. Reprendre les sanctions de l’ONU, de l’Europe, de l’Occident libre sont des outils qui manifestent de cas en cas la réaction indignée des descendants de Morgarten.
La Finlande et la Suède, après analyse du rapport de force avec la Russie, ont rejoint l’OTAN et sa sécurité ayant constaté la faiblesse de leurs forces et de leurs positions géopolitiques. Il ne s’agit pas de les copier, il s’agit de réfléchir à la manière de se préparer aux lendemains difficiles. Rien ne peut nous l’interdire !
Fin septembre, la Russie de Poutine va procéder à une deuxième grande mobilisation (au moins à nouveau 400'000 hommes) pour tenter de renverser la situation au Donbass. Tous les services de renseignements européens prédisent en plus des attaques hybrides en cours l’ouverture d’un deuxième front. Une nouvelle agression militaire est vraisemblable. Elle oblige le Conseil fédéral et le parlement à se préparer « Si vis pacem para bellum » en dialoguant avec les pays voisins et les organisations internationales de défense. Nos forces armées, affaiblies par 30 ans d’insouciance, ont besoin de planifier et de se tenir informé par les amis de la Confédération. Il en va de nos valeurs et de notre survie. La Belgique en 1940 a montré l’utopie d’une neutralité aveugle. Le Général Guisan a compris l’importance du dialogue opérationnel et non pas politique avec l’allié éventuel tant qu’il en est encore temps. Ne mettons pas la tête dans le sable, redressons-nous et préparons demain avant qu’il ne soit trop tard. Laissons au Conseil fédéral toute sa capacité d’action.
En tant que citoyen et membre du PLR je voterai contre cette initiative peu réfléchie, pour le bien de notre patrie.
Charles André Pfister.
Le Comité remercie chaleureusement son auteur, géostratège, pour la qualité de son analyse et de sa réflexion. Il invite la population à se mobiliser et à rejeter clairement l’initiative « Sauvegarder la neutralité suisse » lors de la votation du 27 septembre prochain.